5 bonnes raisons de lire La femme révélée de Gaëlle Nohant

Avez-vous lu le roman La femme révélée de Gaëlle Nohant sorti en janvier 2020 ? Nous vous donnons 5 bonnes raisons de vous intéresser à ce livre passionnant.

Pour le rappel historique de la ségrégation raciale aux Etats-Unis

Pour la force et la détermination d’une femme prête à tout quitter par idéologie

Pour l’approche culturelle et sociologique du Chicago et du Paris des années 50

Pour la plume sensible et touchante de l’auteure

Pour avoir une vision concrète de la photographie humaniste « à la Robert Doisneau »

 

En 1942 Eliza Donnelley américaine, mène une vie bourgeoise d’épouse et de mère de famille sur la « Gold Coast » de Chicago.

Cependant, elle hérite de son père la farouche volonté de s’engager contre la ségrégation raciale et pense pouvoir mener à bien sa lutte en épousant Adam Donnelley, riche promoteur immobilier d’origine Irlandaise. Car Adam lui fait croire à son engagement pour la cause Afro-américaine, ses ancêtres ayant fait la guerre pour la libération des noirs. Son argent, son pouvoir, ses relations et cette lutte qu’ils mèneront tous les deux serviront cette noble cause. 

Elle abandonne ses études de sociologie et se laisse embarquer dans sa nouvelle vie : « l’amour viendrait avec le temps »… 

Mais la guerre va bouleverser ses projets, Adam est mobilisé et part se battre dans le Pacifique. À son retour, Eliza doit faire face à un mari autoritaire, porté sur la bouteille et collectionneur de maîtresses. Dans ce Chicago où les noirs du sud affluent pour fuir la ségrégation et trouver des jours meilleurs, l’après-guerre offre à Adam des opportunités et des partenariats douteux. 

Au désespoir d’Eliza, la discrimination raciale fait la fortune d’Adam. Pour exister auprès d’un mari avec lequel elle ne partage plus que leur fils, Eliza s’arme de son Rolleiflex, un appareil photo offert pas son père. Il deviendra son bouclier pour disparaître derrière l’objectif et observer. 

Mais que photographie t-elle ? Que voit-elle au point de penser sa vie en danger et fuir à Paris en abandonnant son fils ? Comment le triste sort d’Alvin Jones, un afro-américain dont femme et enfants ont péri dans un incendie est-il lié à Eliza ? 

C’est ce que l’auteure nous fait découvrir tout au long du livre, lorsqu’à Paris Eliza change d’identité et devient Violet Lee, lorsqu’elle se cache dans un hôtel de passe avec pour seul souvenir son Rolleiflex, la photo de son fils et ses convictions. 

Entre culpabilité et douleur de l’exil, Violet fait des rencontres dans ce Paris apprivoisé, immortalisé par l’objectif et devient une artiste reconnue. 

Vingt ans plus tard, les émeutes sociales et politiques qui enflamment l’Amérique des années soixante la ramèneront-elle chez elle ?

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, emportant quelques affaires, son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie au risque de tout perdre ? Vite dépouillée de toutes ressources, désorientée, seule dans une ville inconnue, Eliza devenue Violet doit se réinventer. Au fil des rencontres, elle trouve un job de garde d’enfants et part à la découverte d’un Paris où la grisaille de l’après-guerre s’éclaire d’un désir de vie retrouvé, au son des clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. A travers l’objectif de son appareil photo, Violet apprivoise la ville, saisit l’humanité des humbles et des invisibles. Dans cette vie précaire et encombrée de secrets, elle se découvre des forces et une liberté nouvelle, tisse des amitiés profondes et se laisse traverser par le souffle d’une passion amoureuse. Mais comment vivre traquée, déchirée par le manque de son fils et la douleur de l’exil ? Comment apaiser les terreurs qui l’ont poussée à fuir son pays et les siens ? Et comment, surtout, se pardonner d’être partie ? Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité. Une fois encore, Violet prend tous les risques et suit avec détermination son destin, quels que soient les sacrifices. Au fil du chemin, elle aura gagné sa liberté, le droit de vivre en artiste et en accord avec ses convictions. Et, peut-être, la possibilité d’apaiser les blessures du passé. Aucun lecteur ne pourra oublier Violet-Eliza, héroïne en route vers la modernité, vibrant à chaque page d’une troublante intensité, habitée par la grâce d’une écriture ample et sensible.

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