Rentrée littéraire 2020 : 5 bonnes raisons de lire « Un jour viendra couleur d’orange » de Grégoire Delacourt

Pour cette rentrée littéraire 2020, l’auteur Grégoire Delacourt nous propose un nouveau roman "Un jour viendra couleur d'orange". Aussitôt reçu, aussitôt lu, nous vous donnons 5 raisons de vous plonger dans cette lecture au coeur de l’actualité.

 

Parce que Grégoire Delacourt dresse un portrait sociétal émouvant au cœur de l’actualité des gilets jaunes

Parce que Grégoire Delacourt nous familiarise avec les TSA (troubles du spectre de l’autisme) souvent méconnus

Parce que l’on s’attache sincèrement au personnage de Geoffroy

Parce qu’on aime la plume tout en poésie de Grégoire Delacourt.

Parce que ce roman est un message d’espoir et d’amour, une leçon d’humanité 


 

Sur fond de crise sociale et politique des gilets jaunes, Pierre traine son mal-être en tant que vigile chez Auchan. Sa femme Louise est infirmière dans un centre de soins palliatifs et concentre toute son attention sur leur fils Geoffroy, un enfant de 13 ans « atypique ». 

Extrêmement intelligent mais hyper-connecté au monde, Geoffrey a besoin d’être rassuré. Il classe tout par couleurs, compte ses pas et possède une mémoire encyclopédique. Seule Djamila, au regard « vert véronèse » et d’une beauté qui l’émeut sait l’apprivoiser. Louise protège Geoffroy mais Pierre n’entend pas les codes qu’elle lui dicte pour pouvoir communiquer avec ce fils qui ne se laisse pas toucher et dont il s’est peu à peu éloigné depuis la naissance. 

Pierre est aveuglé par sa colère, en rage contre cette société qui lui a tout pris, son emploi de dix ans dans une usine de production de papiers et sa dignité. Il souffre, ne supporte plus les fins de mois dès le quinze et cette fracture sociale devenue trop grande : « Ceux d’en haut étaient toujours plus haut, ceux d’en bas toujours plus bas. Il fallait redevenir des bêtes… ». 

Auprès de Julie, Jeannot, Tony et les autres camarades, il se plaît à exister de nouveau et fait de cette lutte sociale son moteur : « …Je gueule, Louise si tu veux savoir, j’ouvre enfin ma putain de gueule… » Il occupe les ronds-points, participe aux blocages mais devient vite victime de sa rage. 

Trop longtemps contenue, cette colère se meut en violence jusqu’à commettre l’irréparable… 

Dans cette France révoltée et fracturée, comment Pierre va t’il redonner un sens à sa colère, comment va t’il la transcender pour redonner un brin d’humanité à cette inhumanité ? 

Peut-être comme l’écrivait Aragon : « un jour viendra couleur d’orange… un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront… » 

 « Un jour viendra couleur d’orange » de Grégoire Delacourt, aux Editions Grasset, au prix de 19,50€ dans toutes les librairies.

 

Tandis que le pays s’embrase de colères, Geoffroy, treize ans, vit dans un monde imaginaire qu’il ordonne par chiffres et par couleurs. Sa pureté d’enfant « différent » bouscule les siens : son père, Pierre, incapable de communiquer avec lui et rattrapé par sa propre violence ; sa mère, Louise, qui le protège tout en cherchant éperdument la douceur. Et la jeune Djamila, en butte à la convoitise des hommes, fascinée par sa candeur de petit prince. Fureurs, rêves et désirs s’entrechoquent dans une France révoltée. Et s’il suffisait d’un innocent pour que renaisse l’espoir ? Alors, peut-être, comme l’écrit Aragon, « un jour viendra couleur d’orange (…) Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront ».

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